Alissa Blommestyn-Perez
Directeur(s) de recherche : Dr Istvan Mucsi
Prix : Bourse d'été KRESCENT
Établissement : Réseau universitaire de la santé
Année : 2026
Titre du l'étude : Comprendre la capacité physique fonctionnelle après une greffe rénale
Biographie
Alissa est étudiante en troisième année du programme de sciences de la santé à l'Université Queen's. Elle s'intéresse à la santé mentale des jeunes, au bien-être communautaire et au soutien par les pairs. Elle participe à plusieurs initiatives communautaires et destinées à la jeunesse, notamment en tant que conseillère et mentore; elle apporte ainsi sa contribution à des projets qui aident les jeunes à s'orienter dans les systèmes de santé mentale, d'éducation et communautaires. Alissa a également été responsable d’une résidence universitaire; à ce titre, elle a accompagné des étudiants et des étudiantes de premier cycle dans leur première année par le mentorat entre pairs et la mobilisation étudiante. Elle se passionne pour la promotion d’approches plus inclusives et plus solidaires dans les soins de santé et les espaces communautaires.
Résumé grand public
Contexte : Une greffe de rein peut considérablement améliorer la qualité de vie des personnes atteintes d’insuffisance rénale. Pour de nombreuses personnes qui reçoivent un nouveau rein, l’espoir est de pouvoir retourner au travail, passer de bons moments avec leur famille et reprendre leurs activités quotidiennes. Si les greffes de rein améliorent souvent l’état de santé et augmentent l’espérance de vie, tous les patients ne retrouvent pas le même niveau de capacité physique fonctionnelle après l’intervention. Certaines personnes continuent en effet à éprouver des difficultés à marcher, à faire de l’exercice, à monter les escaliers ou à accomplir leurs tâches quotidiennes.
La plupart des recherches se concentrent sur la durée de vie des reins greffés ou sur la survie des patients après une greffe. On dispose toutefois de beaucoup moins d’informations sur le niveau de capacité physique fonctionnelle des personnes ayant bénéficié d’une greffe de rein par rapport à d’autres groupes, comme les personnes sous dialyse, les receveurs d’une greffe de foie ou la population générale. Il est important de comprendre ces différences, car la capacité physique fonctionnelle est étroitement liée à la qualité de vie, à l’autonomie et à la santé à long terme.
But : Notre objectif est de mieux comprendre le niveau de capacité physique fonctionnelle des personnes ayant bénéficié d’une greffe rénale et de le comparer à celui des personnes sous dialyse et de la population générale. En identifiant les similitudes et les différences entre ces groupes, nous espérons mieux cerner les difficultés auxquelles les receveurs d'une greffe rénale continuent de faire face après la transplantation.
Ces informations peuvent aider les équipes soignantes à identifier les patients susceptibles de bénéficier d’une rééducation complémentaire, de programmes d’exercices ou d’autres services d’accompagnement visant à améliorer leur bien-être général.
Méthodologie : Nous utiliserons les informations recueillies par le biais des mesures des résultats déclarés par les patients (MRDP). Il s’agit de questionnaires permettant aux patients de décrire leur propre état de santé, notamment leur capacité à marcher, à monter des escaliers, à accomplir leurs tâches quotidiennes, à faire de l’exercice et à participer à des activités professionnelles, scolaires ou sociales.
Nous comparerons les scores de capacité physique fonctionnelle des receveurs d’une greffe rénale à ceux des personnes sous dialyse, des receveurs d’une greffe de foie et de la population générale. Nous examinerons également si des facteurs tels que l’âge, d’autres problèmes de santé ou le temps écoulé depuis la greffe sont liés à des différences quant à la capacité physique fonctionnelle. En comparant ces groupes, nous espérons mieux comprendre dans quels domaines les receveurs d’une greffe rénale se portent bien et dans quels domaines un soutien supplémentaire pourrait être nécessaire.
Résultats escomptés : Nous nous attendons à ce que les receveurs d'une greffe rénale présentent généralement un meilleur niveau de capacité physique fonctionnelle que les personnes sous dialyse, car la greffe améliore souvent l'état de santé général. Cependant, nous nous attendons également à ce que de nombreux receveurs d'une greffe rénale continuent de présenter un niveau de capacité physique fonctionnelle inférieur à celui de la population générale.
Nos résultats pourraient permettre d'identifier les domaines dans lesquels les patients continuent de faire face à des difficultés et de mettre en évidence les moyens d'améliorer leur rétablissement après une greffe.
Mobilisation des patients : À ce stade du projet, les patients ne participent pas directement au processus de recherche. Cette étude s'appuie sur des données existantes pour comparer la capacité physique fonctionnelle de différents groupes. Toutefois, nos observations visent à étayer de futures recherches qui intégreront le point de vue des patients et à contribuer à la conception de programmes répondant aux besoins et aux priorités identifiés par les receveurs d'une greffe rénale.
Pertinence pour les patients et la communauté : Les personnes atteintes d’une maladie rénale espèrent souvent qu’une greffe leur permettra de retrouver une vie plus active et plus autonome. Comprendre la capacité physique fonctionnelle des patients après une greffe peut les aider à se fixer des attentes réalistes et permettre aux professionnels de santé d’identifier les personnes susceptibles de bénéficier d’une rééducation supplémentaire ou de soins de soutien.
Les résultats de cette étude pourraient également guider les établissements de santé dans l’élaboration de programmes et de services visant non seulement à préserver la santé des reins transplantés, mais aussi à aider les patients à mieux fonctionner au quotidien. En comprenant les facteurs qui peuvent affecter leur capacité physique fonctionnelle des receveurs d’une greffe rénale, nous pouvons travailler à améliorer leur santé à long terme, leur autonomie et leur qualité de vie.
Conclusion : La greffe rénale est un traitement important en cas d'insuffisance rénale, mais la réussite de la prise en charge du patient ne se limite pas au simple maintien du fonctionnement du rein greffé. Notre étude permettra de mieux comprendre comment les receveurs d'une greffe rénale fonctionnent au quotidien par rapport à d'autres populations. Les connaissances ainsi acquises pourraient aider les professionnels de santé à élaborer des stratégies de soins davantage centrées sur le patient, favorisant ainsi le rétablissement, l’autonomie et l’amélioration de la qualité de vie des personnes vivant avec une maladie rénale.