Brittany Acheampong
Directeur(s) de recherche : Dre Shaifali Sandal
Prix : Bourse d'été KRESCENT
Établissement : Université McGill
Année : 2026
Titre du l'étude : Comprendre comment les donneurs de rein vivants sont évalués à travers le Canada : une étude nationale des pratiques d'évaluation psychosociale préalables au don
Biographie
Brittany Acheampong est étudiante en deuxième année de médecine à l’Université McGill et une ancienne infirmière avec une expérience en soins intensifs et en santé communautaire. Elle se passionne pour l’équité en matière de santé, la médecine préventive et l’amélioration de l’accès aux soins de santé pour les communautés défavorisées. Brittany est la fondatrice et coprésidente de WAHI (Wellness, Awareness & Health Initiative), une organisation à but non lucratif qui promeut l'éducation en matière de santé, la prévention des maladies et le bien-être communautaire par le biais d'actions de sensibilisation et de défense des droits adaptées à la culture. Forte de ses expériences cliniques, universitaires et de leadership, elle demeure déterminée à faire progresser les soins centrés sur le patient et à donner aux communautés les moyens de mener une vie plus saine.
Résumé grand public
Contexte : Le don d’un rein de son vivant offre aux personnes atteintes d’insuffisance rénale la possibilité de bénéficier plus rapidement d’une greffe, souvent avec de meilleurs résultats cliniques que si elles devaient attendre un rein provenant d’un donneur décédé. Avant qu’une personne ne fasse don d’un rein, les équipes soignantes évaluent minutieusement si les risques pour le donneur et le receveur.
Cette évaluation ne se limite pas aux examens médicaux. Les donneurs potentiels sont également soumis à une évaluation psychosociale portant sur des facteurs comme la santé mentale, le soutien social, la motivation du donneur, les préoccupations financières, ainsi que sa compréhension complète des risques et des avantages du don. Cette évaluation permet de s’assurer que les donneurs prennent une décision libre et éclairée et qu’ils bénéficient du soutien nécessaire avant et après le don.
Bien que tous les programmes de transplantation au Canada procèdent à une évaluation psychosociale avant le don, nous savons très peu de choses sur la manière dont elle est sont menée d’un programme à l’autre. Comprendre les pratiques actuelles permettrait d’identifier les similitudes, les différences et les possibilités d’améliorer la cohérence à l’échelle du Canada.
But : Notre étude vise à mieux comprendre la manière dont les évaluations psychosociales préalables au don sont menées chez les personnes qui souhaitent faire don de l’un de leurs reins de leur vivant dans les programmes de transplantation canadiens.
En décrivant les pratiques actuelles, nous espérons identifier les approches communes, comprendre les différences entre les programmes et fournir des informations susceptibles d’améliorer la cohérence et la qualité des évaluations des donneurs à l'échelle nationale.
Méthodologie : Nous mènerons une étude nationale sur les pratiques actuelles d’évaluation psychosociale des personnes qui souhaitent faire don de l'un de leurs reins de leur vivant dans le cadre de divers programmes de transplantation canadiens.
Pour ce faire, nous recueillerons des informations provenant de plusieurs sources. Tout d’abord, nous passerons en revue les données déjà recueillies lors d’entretiens avec des professionnels de la transplantation. Nous examinerons ensuite des documents accessibles au public, tels que les politiques des programmes et du matériel pédagogique. Enfin, nous contacterons les programmes de transplantation à travers le Canada pour confirmer leurs pratiques actuelles et de solliciter des informations supplémentaires au besoin.
Nous recueillerons des informations sur les personnes chargées de réaliser l’évaluation psychosociale, le moment où celle-ci a lieu, les outils ou questionnaires utilisés, ainsi que les sujets abordés. Ces sujets peuvent inclure la santé mentale, le soutien social, la motivation du donneur, les préoccupations d’ordre financier et professionnel, la consommation de substances psychoactives, la compréhension du processus de don ainsi que la liberté de choix du donneur, sans pression extérieure.
Nous synthétiserons et comparerons les informations provenant de chaque programme de transplantation afin de mieux comprendre les pratiques actuelles à l’échelle du Canada.
Résultats escomptés : Nous prévoyons que cette étude fournira la première description nationale des pratiques d’évaluation psychosociale préalables au don de rein chez les donneurs vivants au Canada.
Nous comptons mettre en évidence à la fois les similitudes et les différences entre les programmes de transplantation. Ces résultats pourraient mettre en lumière la possibilité de mettre en commun les meilleures pratiques et d’améliorer la cohérence de l’évaluation des donneurs à l’échelle du pays.
Nous nous attendons également à ce que ces résultats alimentent de futures recherches, qu’ils soient présentés lors de congrès scientifiques et qu’ils fassent l’objet d’un article destiné à être publié dans une revue avec comité de lecture.
Mobilisation des patients : Cette étude ne prévoit pas la participation directe de patients, car elle se concentre sur l’analyse des informations existantes et la collecte de données sur les pratiques actuelles des programmes de transplantation. Les possibilités de participation directe des patients sont donc limitées.
Toutefois, cette étude aborde un aspect important du processus de don d’organes par des donneurs vivants qui concerne directement les donneurs potentiels. En améliorant notre compréhension des pratiques d’évaluation psychosociale actuelles, nous espérons que nos conclusions contribueront aux efforts futurs visant à renforcer la prise en charge des donneurs et à améliorer leur expérience du don.
Pertinence pour les patients et la communauté : Les donneurs de rein vivants accomplissent un geste extraordinaire, car ils permettent à une autre personne de bénéficier d’une greffe qui changera sa vie. Il est essentiel que chaque donneur fasse l’objet d’une évaluation psychosociale approfondie et bienveillante avant le don.
En décrivant la manière dont ces évaluations sont actuellement menées à travers le Canada, notre étude pourrait contribuer à identifier les meilleures pratiques et les points sur lesquels les programmes peuvent s’inspirer les uns des autres. À l’avenir, ces informations pourraient permettre d’élaborer des approches plus cohérentes, plus équitables et davantage centrées sur le patient en matière d’évaluation des donneurs.
En fin de compte, notre objectif est de contribuer à garantir à chaque donneur de rein vivant des soins psychosociaux de haute qualité, quel que soit l’endroit où il est évalué.
Conclusion : Notre étude fournira des informations précieuses sur la manière dont les évaluations psychosociales préalables au don sont actuellement menées dans les programmes de transplantation canadiens. En décrivant les pratiques existantes et en identifiant leurs différences, nous espérons alimenter de futures recherches, favoriser l’amélioration des pratiques cliniques et contribuer à l’élaboration d’approches plus cohérentes en matière d’évaluation des donneurs vivants de rein.
À plus long terme, cette étude pourrait permettre de renforcer le processus de don de rein par des donneurs vivants et d’améliorer l’expérience et le bien-être des futurs donneurs.
Glossaire :
Donneur de rein vivant : Personne en bonne santé qui fait don d’un de ses reins à une personne souffrant d’insuffisance rénale.
Évaluation psychosociale : Évaluation visant à mieux cerner le bien-être émotionnel d’une personne, son soutien social, sa motivation et d’autres facteurs personnels afin de déterminer si le don d’un rein de son vivant est approprié et sans risque.
Programme de transplantation : Hôpital ou centre de soins chargé d’évaluer les donneurs et les receveurs et de réaliser les transplantations d’organes.